Life sciences · Journal article
Health Sciences and Disease · September 29, 2026
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RÉSUMÉIntroduction. La dépression est le trouble psychiatrique le plus fréquent chez les patients hémodialysés, avec une prévalence de 25 à 33 %. Elle détériore leur qualité de vie et compromet l'observance thérapeutique. Les infirmiers en dialyse occupent une position privilégiée pour repérer les symptômes dépressifs et orienter les patients. Pourtant, leurs connaissances et pratiques dans ce domaine restent peu documentées en Afrique subsaharienne. L'objectif de cette étude était d'explorer les connaissances, les pratiques et les besoins de formation des infirmiers concernant la dépression chez les patients hémodialysés au Centre National de Prévention et de Traitement de l'Insuffisance Rénale (CNPTIR) de Cocody et de Yopougon, en Côte d'Ivoire. Méthodologie. Il s'agissait d'une étude transversale à visée descriptive, menée sur une période d'un mois, du 10 novembre au 10 décembre 2025. Trente-cinq infirmiers exerçant dans les services d'hémodialyse des deux centres ont été recrutés par échantillonnage non probabiliste basé sur le volontariat. Les critères d'inclusion étaient le consentement éclairé et la présence durant la période d'enquête. Les données ont été recueillies à l'aide d'une fiche d'enquête standardisée. L'anonymat et la confidentialité ont été respectés conformément aux règles déontologiques en vigueur en Côte d'Ivoire. Résultats. La population était majoritairement féminine (71 %) et âgée de 30 à 39 ans (49 %). La tristesse persistante était le signe clinique le plus cité (46 %). Plus de la moitié des infirmiers (66 %) s'estimaient capables de diagnostiquer les signes dépressifs, et 83 % reconnaissaient que la dépression retarde l'amélioration clinique. Cependant, 94 % ignoraient l'existence d'outils de dépistage adaptés à l'hémodialyse. Le soutien psychologique constituait la principale modalité de prise en charge (49 %), tandis que 64 % citaient l'absence de protocole de référence comme obstacle à l'orientation vers un psychiatre. Les besoins de formation portaient sur l'utilisation d'outils de dépistage (96 %), les indicateurs d'orientation (80 %) et le repérage précoce (34 %). Conclusion. Les infirmiers en hémodialyse à Abidjan reconnaissent l'impact de la dépression mais manquent d'outils validés et de protocoles clairs. Renforcer leur formation au dépistage et structurer les filières de référence vers la psychiatrie amélioreraient la prise en charge globale des patients hémodialysés.ABSTRACTIntroduction. Depression is the most common psychiatric disorder in hemodialysis patients, with a prevalence of 25–33%. It impairs quality of life and treatment adherence. Hemodialysis nurses are ideally positioned to detect depressive symptoms and refer patients. However, their knowledge and practices remain poorly documented in sub-Saharan Africa. This study aimed to explore nurses' knowledge, practices, and training needs regarding depression in hemodialysis patients at the National Center for Prevention and Treatment of Renal Failure (CNPTIR) in Cocody and Yopougon, Côte d'Ivoire. Methodology. We conducted a descriptive cross-sectional study over one month, from November 10 to December 10, 2025. Thirty-five nurses working in the hemodialysis units of both centers were recruited through non-probability voluntary sampling. Inclusion criteria were informed consent and presence during the survey period. Data were collected using a standardized survey form. Anonymity and confidentiality were maintained in accordance with ethical rules in force in Côte d'Ivoire. Results. The population was predominantly female (71%) and aged 30–39 years (49%). Persistent sadness was the most frequently cited clinical sign (46%). More than half of the nurses (66%) felt able to diagnose depressive signs, and 83% recognized that depression delays clinical improvement. However, 94% were unaware of screening tools adapted to hemodialysis. Psychological support was the main management approach (49%), while 64% cited the lack of a clear referral protocol as a barrier to psychiatric referral. Training needs focused on screening tools (96%), referral indicators (80%), and early detection (34%). Conclusion. Hemodialysis nurses in Abidjan recognize the impact of depression but lack validated tools and clear protocols. Strengthening their training in screening and structuring referral pathways to psychiatry would improve comprehensive care for hemodialysis patients.